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Robert Hary, la main verte

Derrière l’enseigne Décor’Jardin installée à Champenoux se cache aujourd’hui un homme : Robert Hary. Tombé dans la marmite de l’horticulture tout petit, il a repris l’entreprise à la suite de ses parents, tout en l’adaptant au goût du jour.

Robert Hary a toujours connu les serres de Champenoux. Né deux ans après la création de l’entreprise, Robert est un « enfant de l’horticulture ». Il a bien voulu confié à VivreNancy ses souvenirs et ses projets.

Une enfance dans les serres

Il baigne dans le milieu horticole dès son plus jeune âge car faute de maternelle sur place, sa mère le garde dans les serres.Avec le temps, les trois enfants Hary sont mis à contribution dans l’entreprise familiale, notamment le jeudi après-midi lors de leur temps libre. Ils aident aux repiquages, à l’arrosage, aux pliages mécaniques des barquettes… A l’automne, les enfants tiennent le stand des chrysanthèmes (à l’époque, les clients les réservent pour la Toussaint). Robert tient aussi de temps en temps la caisse, il a à peine treize ans. Autre époque ! C’est donc tout naturellement que Robert Hary s’oriente vers l’entreprise familiale une fois sa scolarité achevée. Ses sœurs ont suivi le même chemin. Une passion familiale évidente qui se ressent au quotidien.

La production

Robert Hary suit des formations internes, mais les meilleures sont celles que son père lui dispense. En 1994, il reprend seul toute la partie production et fonde la marque Hary’Productions. Il travaille en lien étroit avec son père. Ensemble, ils proposent de nouvelles variétés, s’adaptent aux évolutions du marché en termes de couleur, d’arrosage, de variété. Ils modernisent l’entreprise. C’est ainsi qu’ils sont les premiers en France à s’équiper d’une serre cabrio qui permet une ouverture de la toiture à 80°. En 2005, Robert Hary reprend la partie vente et retrouve ainsi ses premières amours « même si je ne pourrais pas me passer du contact de la terre » nous avoue-t-il. Cette double casquette lui permet, comme son père en son temps, « d’avoir une vision globale ». «  Je vends ce que je produis. Avec le contact de la clientèle, le résultat est direct. On sait si ça plait ou non ». Et cela tient parfois à peu de choses : une plante trop haute ou trop gourmande en eau… Cette double casquette lui permet aussi d’avoir une très grande réactivité au niveau de la production.

L’avenir

Depuis l’hiver dernier, Robert Hary s’est adjoint l’aide d’un chef de culture. Une collaboration bienvenue car le travail ne manque pas. Il ne sait pas encore si la relève sera assurée mais ses trois enfants donnent volontiers un petit coup de main et apportent leurs idées. Dans 10 ans, Robert Hary se voit bien toujours à Champenoux, mais peut-être avec un peu plus de place. « 2 000 à 3 000 m² de surface de vente seraient souhaitables. Ils nous permettraient de présenter toute notre production ». L’évolution de la mode horticole est aussi un défi passionnant à relever au cours des prochaines années.

Robert Hary a besoin de voir pousser les plantes. Etre producteur lui permet de varier les tâches et d’être au plus près des attentes des clients. « Maîtriser tout le processus des semailles à la vente est fascinant ; c’est aussi très gratifiant pour le personnel ». Une vision respectueuse de la nature et de la production devenue rare et qui méritait d’être soulignée. Une vision qui est aussi le signe d’une passion pleinement vécue.

Publi-reportage



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